Comment reconnaître un bon gras d'un mauvais?
Notre corps a besoin, pour fonctionner convenablement, de recevoir un apport régulier et minimal d'acides gras.
Ces acides gras sont stockés dans nos tissus adipeux et constituent une source importante d'énergie pour l'organisme qui va puiser dans ces réserves, particulièrement lors d'un effort physique de longue durée.
Mais si certains de ces acides gras sont qualifiés d'«essentiels», comme les oméga-3 et les oméga-6, d'autres sont à éviter afin de ne pas risquer de développer des problèmes cardiovasculaires, entre autres.
Comment reconnaître un bon gras d'un mauvais?
Et, une fois identifiés, comment limiter notre consommation de mauvais gras et faire de bons choix devant l'abondance de produits offerts? Bons ou mauvais gras?
Il existe quatre différents types d'acides gras présents dans les aliments que nous consommons : monoinsaturés, polyinsaturés, saturés et trans. Les acides gras monoinsaturés et polyinsaturés Ils sont surtout contenus dans les huiles végétales, comme celles de maïs ou d'olive.
Ce sont de bons gras, reconnus pour diminuer les risques de maladies du coeur en agissant de façon préventive sur celles-ci. Les oméga-3, un type de gras polyinsaturés, se retrouvent dans les poissons gras, certaines noix (les noix de Grenoble, par exemple) et huiles végétales, comme l'huile de canola.
Depuis quelques années, du lait, des oeufs et certaines margarines en sont également enrichis. Une alimentation riche en acides gras monoinsaturés et polyinsaturés (aussi appelés gras non saturés) est à privilégier pour maintenir une bonne santé.
Les acides gras saturés et trans
Contrairement aux acides gras monoinsaturés et polyinsaturés qui ont tendance à diminuer les risques de maladie du coeur, les acides gras saturés et trans sont reconnus pour augmenter notre propension à en développer. En effet, une surconsommation de ces mauvais gras augmente le taux de «mauvais» cholestérol dans le sang, cholestérol qui peut altérer les parois des vaisseaux sanguins en se logeant sur celles-ci.
Les gras trans et les gras saturés ont donc la particularité d'augmenter le «mauvais» cholestérol, mais seuls les gras trans abaissent également le taux de «bon» cholestérol sanguin, nuisant ainsi encore davantage à notre santé cardiovasculaire. Lorsqu'on sait qu'un tiers des décès des femmes canadiennes sont imputables aux maladies du coeur, il devient primordial de limiter notre ingestion de mauvais gras et d'apporter quelques changements à nos habitudes de vie.
Les sources d'acides gras saturés et trans
Il peut nous sembler assez facile d'identifier les produits alimentaires dont il faut limiter ou éviter la consommation, mais nous oublions cependant souvent que plusieurs mets préparés sont les premières sources d'acides gras trans dans le régime du Canadien moyen.
Gras trans
Si certaines viandes (notamment celles des ruminants) et certains produits laitiers en contiennent, le principal apport en gras trans demeure en effet notre consommation de produits industriels à base d'huile hydrogénée, comme le shortening, les gâteaux préparés, les poudings préparés pour les collations, les viennoiseries et pâtes feuilletées, les aliments frits ou panés, etc.
Lorsqu'elle est chauffée à très haute température, l'huile liquide, combinée à l'hydrogène, se transforme en gras semi-solide. Ce mauvais gras est surtout utilisé pour ses propriétés de conservation des aliments et il donne également davantage de saveur et de texture à certains produits alimentaires. Les gras trans sont notamment responsables de la texture onctueuse et fondante des pâtisseries du commerce...
Gras saturés
Les acides gras saturés, quant à eux, se trouvent principalement dans les graisses d'origine animale, comme les viandes grasses, le beurre et le fromage. Les huiles de coco et de palme en contiennent également. S'il est généralement reconnu que les acides gras trans sont plus néfastes que les acides gras saturés pour la santé, on conseille néanmoins d'en limiter la consommation.


































